Les 4 situations où un site à 500 € vous suffit.
Je vends des sites entre 1 500 et 4 880 €. Dans les quatre cas ci-dessous, ce serait de l'argent mal placé — et je préfère vous le dire ici, gratuitement, plutôt qu'au moment de signer.
Un dirigeant sur quatre n'a rien dépensé en numérique l'an dernier, et un sur cinq y a mis moins de 500 €. Ce n'est pas de la radinerie : c'est souvent la bonne décision, et personne ne le leur dit — parce que les gens qui écrivent sur le sujet sont ceux qui vendent des sites.
J'en vends aussi. Mais un site qui ne rapporte rien me coûte plus cher qu'il ne me rapporte : je passe trois semaines dessus, vous êtes déçue, et vous le direz. Autant trier avant.
D'abord : ce qu'on peut faire pour 500 €
Une page unique, bien écrite, avec vos vraies photos, votre téléphone en évidence et vos horaires. Hébergée pour une trentaine d'euros par an. Elle ne fera pas de vous une référence, mais elle répond à la seule question que se pose quelqu'un qui vous cherche : est-ce que cette entreprise existe, et comment je la joins ?
Ce que 500 € n'achètent pas : des pages qui vous font remonter sur des recherches précises, un espace de réservation, une boutique, ou quoi que ce soit qui demande de comprendre votre métier avant d'écrire. C'est là que le prix change, et c'est la seule raison pour laquelle il change.
Un chiffre pour situer : 65 % des entreprises françaises ont un site, mais 66 % ont un compte sur un réseau social. 2025 est la première année où le réseau passe devant le site. Ça ne veut pas dire que le site est mort — ça veut dire qu'il n'est plus le premier réflexe, et qu'il faut une raison d'en avoir un.
Vos clients sont des habitués, et votre carnet est plein
Vous travaillez sur recommandation depuis des années. On vous appelle, vous ne prospectez pas, et votre difficulté n'est pas de trouver des clients mais de tous les honorer.
Pourquoi c'est un mauvais achat iciUn site sert à être trouvé par des gens qui ne vous connaissent pas. Si votre problème est l'inverse, vous achetez une solution à un problème que vous n'avez pas. Et un site qui n'apporte rien finit par ressembler à un site abandonné : horaires faux, photos de 2019, dernière actualité il y a trois ans. Ça vous dessert plus que l'absence de site.
Ce que je ferais à votre place- Réclamez votre fiche d'établissement Google, remplissez-la complètement, et mettez-y dix photos. C'est gratuit, ça prend deux heures, et c'est ce qui s'affiche quand on tape votre nom.
- Demandez trois avis à vos meilleurs clients. Un vrai avis vaut plus qu'une page « à propos ».
- Gardez les 500 € pour un jeu de photos correctes de votre travail. Elles vous serviront partout, y compris le jour où vous ferez un site.
Quand changer d'avis : Le jour où vous voulez changer de clientèle — monter en gamme, viser les entreprises plutôt que les particuliers, ou l'inverse. Le bouche-à-oreille vous amène des gens qui ressemblent à vos clients actuels. Pour en attirer d'autres, il faut un endroit qui parle à ceux-là.
Vous testez une activité que vous n'êtes pas sûre de garder
Vous vous lancez, ou vous ajoutez une corde à votre arc. Vous ne savez pas encore si ça prendra, ni sous quelle forme.
Pourquoi c'est un mauvais achat iciUn site vitrine à 2 500 € valide une hypothèse à 2 500 €. Or ce que vous cherchez à savoir — est-ce que des gens veulent payer pour ça — se répond avec une page à 500 € et trois mois d'observation. Pire : un site fabriqué avant de connaître son métier décrit ce que vous CROYIEZ vendre. Au bout d'un an, l'activité réelle n'a plus rien à voir avec la page, et tout est à refaire.
Ce que je ferais à votre place- Une page unique avec une offre claire, un prix, un moyen de vous joindre. Rien d'autre.
- Notez pendant six mois d'où viennent vos demandes. C'est cette liste qui décidera de la suite, pas votre intuition.
- Refaites le vrai site quand vous saurez répondre à : qui achète, pourquoi, et ce qu'ils avaient tapé avant de vous trouver.
Quand changer d'avis : Quand vous refusez du travail, ou quand vous vous surprenez à expliquer trois fois par semaine la même chose au téléphone. Ces explications-là sont les pages de votre futur site — et elles vous coûtent déjà du temps.
Vos clients passent tous par une plateforme
Vous vivez d'une place de marché, d'un annuaire de votre profession, ou d'une application de réservation. C'est là que vos clients cherchent, et c'est là qu'ils réservent.
Pourquoi c'est un mauvais achat iciVotre visibilité se joue sur votre classement là-bas, pas sur un site que personne ne cherchera. Un site parallèle ne récupère quasiment personne : les gens ne quittent pas la plateforme sur laquelle ils sont en train de comparer. Vous paieriez pour une vitrine dans une rue où personne ne passe.
Ce que je ferais à votre place- Traitez votre profil comme votre site : photos professionnelles, description complète, temps de réponse rapide. C'est votre référencement.
- Une page unique à 500 € suffit à exister en dehors — pour la banque, un fournisseur, un client qui vérifie que vous êtes une vraie entreprise.
- Récupérez les adresses e-mail de vos clients dès que c'est permis. C'est la seule chose que la plateforme ne peut pas vous reprendre.
Quand changer d'avis : Le jour où la commission devient douloureuse, ou où la plateforme change ses règles. Là, avoir son propre canal cesse d'être un luxe. Mais on le construit à ce moment-là, pas trois ans avant « au cas où ».
Vous n'avez ni photos, ni textes, ni le temps d'en faire
Le projet vous tente, mais vous n'avez rien sous la main : pas de photos correctes de votre travail, pas d'idée de ce qu'il faut écrire, et pas une demi-journée devant vous.
Pourquoi c'est un mauvais achat iciUn beau site vide ne vend rien. La matière — vos photos, vos mots, vos prix — représente entre la moitié et les deux tiers de ce qui fait qu'un site fonctionne. Sans elle, vous payez la coquille et vous obtenez une brochure générique. C'est le cas où j'ai le plus de refus, parce que le résultat serait décevant et que ce serait ma signature dessus.
Ce que je ferais à votre place- Commencez par photographier votre travail, même au téléphone : lumière du jour, fond neutre, cadrage serré. Vingt photos utilisables, c'est un après-midi.
- Écrivez les cinq questions qu'on vous pose toujours, et vos réponses telles que vous les diriez à l'oral. C'est déjà la moitié des textes d'un site.
- Revenez avec ça. Le projet coûtera le même prix mais il vaudra le double — et vous, vous aurez gagné une matière qui vous sert aussi ailleurs.
Quand changer d'avis : Dès que vous avez la matière. C'est le seul des quatre cas qui se règle en quelques après-midis, et je peux vous dire quoi photographier sans rien vous vendre — écrivez-moi.
Les trois signes qu'il est temps d'y aller.
Aucun des quatre cas ci-dessus n'est définitif. Voici ce qui, chez mes clients, a précédé le moment où un vrai site est devenu rentable.
Trois fois par semaine, les mêmes questions : vos délais, votre zone, ce qui est compris. Chacune de ces explications est une page — et le temps que vous y passez a déjà un coût.
Quand un prospect veut vérifier avant d'appeler et que vous n'avez rien à lui montrer, vous perdez ceux qui ne connaissaient pas votre réputation. Ce sont précisément les nouveaux clients.
48 % des entreprises qui ont un site citent l'acquisition de nouveaux clients comme premier bénéfice. Monter en gamme sans endroit qui le montre revient à demander plus cher pour la même chose apparente.
Et si aucune des quatre ne vous ressemble ?
Alors un vrai site a des chances de vous rapporter plus qu'il ne coûte. Les prix sont affichés, les délais sont en semaines de calendrier, et ce qui n'est pas compris est écrit avant que vous signiez.
Voir les offres et les prixEt si vous hésitez encore : écrivez-moi en décrivant votre situation. Si je pense que vous êtes dans l'un des quatre cas, je vous le dirai — c'est moins cher pour vous, et moins coûteux pour moi qu'un client déçu.
Source des chiffres cités : Baromètre France Num 2025, Direction générale des entreprises — rapport complet. Enquête du 26 mars au 18 avril 2025, 11 021 répondants. Chiffres cités : budget numérique 2024 (25 % aucun, 18 % moins de 500 €), visibilité (site 65 %, réseau social 66 %), bénéfices d'un site (acquisition de clients 48 %).